Islande

Journée rando – JOUR 4

3 avril 2016

Kilométrage estimé sur la journée : 200km.
Durée estimée : 2h30.

Ça y est, notre escapade dans le sud de l’Islande est terminée et on remonte la route des cascades que nous avions pris le 2e jour.

Le but de la journée était de remonter assez rapidement sur Hveragerði pour pouvoir faire la randonnée des sources chaudes l’après-midi. Malgré une courte nuit, on part donc avec l’idée de rouler les 2h30 (presque) sans arrêts.

Les champs de lave d’Eldhraun

On commence par traverser un champs de lave recouvert de mousse sur plusieurs kilomètres. On vient tout juste de partir mais tant pis, on fait déjà une petite pause photo.

L’épave du DC3

On reprends la route assez rapidement et au 1/3 du trajet environ, je m’arrête de nouveau. Avant de partir en Islande, j’avais parlé à Antoine du DC3 qui s’était écrasé sur une plage. J’avais vu que pour y accéder, il était recommandé d’avoir un 4×4 et les coordonnées GPS de l’épave.

On avait vu à l’aller plusieurs voitures arrêtées en contre bas de la route, au milieu de nul part. On a supposé que c’était pour le DC3. Alors au retour, on s’est, nous aussi, arrêté sur le parking improvisé. Là, il y avait un panneau où on a pu lire « DC3 » et « 4km ». 4km de marche ? Ça va c’est rapide ! En plus on aperçoit des gens qui ne sont pas trop loin.

… l’erreur …

4km c’est long ! très long ! encore plus long quand c’est sur une immense étendue de sable noir, sans aucune visibilité sur la destination : nous avons aperçu l’épave qu’au dernier moment, après 45 min de marche dans un désert noir.

dc3
dc3

Arrivé à l’épave, on a attendu un moment que les (nombreux) touristes arrêtent de faire n’importe quoi. Quelle idée de monter sur la carlingue pour prendre une photo ! A quoi ça sert mise à part pour risquer de glisser et de se faire super mal ??

On a pris nos photos et on est vite reparti.

Le retour a été encore plus dur qu’à l’aller.
Les montagnes étaient toujours aussi loin, les énormes car 4×4 étaient minuscule sur une route qui me semblait être au bout du monde …

J’ai détesté marcher dans ce désert noir.
Détesté que mes pieds s’enfoncent dans le sable à chaque pas.
Détesté d’avoir la jambe droite plus fatiguée que la gauche à cause de la conduite des derniers jours.
Détesté de voir les montagnes reculer, reculer, sans jamais avancer vers nous.
Détesté qu’Antoine doive faire pare-vent pour que le retour soit un peu moins dur pour moi.
Détesté de ruminer des idées noires, comme ce désert qui ne se termine pas.
Détesté d’avoir perdu du temps pour ça.
Détesté de ne pas avoir le temps de faire la rando des sources chaudes que je voulais tant faire …

Mais heureusement, nous sommes arrivé à la voiture. Finalement le calvaire du retour n’aura duré qu’une heure.

Antoine nous prépara le pic nic pendant que je m’affalais sur le siège conducteur (préparer le pic nic = sortir du coffre les biscottes, la viande séchée, le fromage, le concombre, les bananes). On récupère en mangeant devant l’énorme glacier qui ne voulait pas se rapprocher de nous quand on marchait.

Puis on reprends la route.

Les sources chaudes de Hveragerði 

Je tombe de fatigue mais je termine la route d’une traite. Antoine dort sur son siège et moi je profite tranquillement du paysage qui défile.

Il est déjà 16h mais j’ai tellement envie de faire la rando des sources chaudes ! On s’arrête au point de départ de la marche : 9km, 2h45, dénivelé de 300m.

Ça fait long mais tant pis, on va quand même faire notre rando, quitte à faire demi-tour en chemin. Alors on mange notre goûter rapidement et attaque l’ascension.

On grimpe, on marche sur de la neige, dans de la boue, on traverse des petits ruisseaux et surtout on se bouche le nez ! Puis on arrive enfin sur le lieu de baignade, aménagé avec des petites passerelles, pontons en bois et paravents.

Hveragerði
Hveragerði

On a fait la randonnée à notre rythme et on en a bien profité. Le paysage était très joli et c’était assez déconcertant de se baigner dans une rivière en pleine montagne islandaise, avec de la neige pas loin et sans avoir froid.

Mes jambes étaient très contentes aussi ! Avec plus de 700km de route dans les pattes + 17km de marche dans la journée, elles en avaient bien besoin !

Ce soir, je me couche avec les poules, des images plein la tête 🙂

Mais, où est-ce qu’on dort ?

Nous avons réservé une chambre à la guesthouse Garun Skolavellir pour 55€ la nuit en chambre double et salle de bain commune. Plusieurs salle de bain étaient disponible : une belle salle de bain à notre étage ou des cabines à l’étage au dessus. L’eau avait une petite odeur de souffre.

Il y avait un hotspot extérieur (non utilisé, pas besoin après la baignade dans la rivière chaude !) ainsi qu’à une cuisine commune.

On a été ravi du logement : l’accueil était très sympathique, la chambre très grande avec un très grand lit, tout était propre et calme.

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